mon blog de maman

Sous l'eau

C'est top d'être un gamin quand même. Bouquiner dans son bain, quel bonheur ! Ils ont la belle vie nos enfant, je trouve. Qu'est-ce que je rêve de pouvoir en faire autant. Mis à part le fait que j'aurais pas vraiment le temps, je risquerais de retrouver mon livre tout détrempé façon pain perdu. Pas cool. J'aimerais bien que les éditeurs publient des livres de bain pour adultes, les best-sellers de l'été par exemple. Dévorer ça  tout en bronzant sur l'eau, ce serait sublimement agréable. J'ai toujours celui de M. 3 ans mais les textes sont un peu... légers : " Bonjour petit canard, au revoir vilain petit crabe, bonjour petit papa". C'est un résumé mais je cois que je n'oublie pas grand chose de l'histoire ! En tout cas, je vous conseille "Cache-cache sous la mer" des éditions Albin Jeunesse, à lire de 0 à ....
Bon farniente, je vais prendre un micro bain ! 

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Ca fait cui-cui dans mon coeur

C'est fantastique d'avoir des oiseaux dans son jardin. Je passerais des heures à regarder leurs couleurs chatoyantes et à écouter leurs réjouissants gazouillis. Ca me fascine tout bonnement, un peu comme les poissons des fonds tropicaux. Un peu de bonheur 100% nature.

Si je vous parle de ça c'est justement parce que c'est LE moment de nourrir nos amis les oiseaux. En été, c'est pas la peine de les rendre fainéants, ils n'ont qu'à cueillir les baies et à se baisser pour picorer les vers de terre. En hiver, c'est une autre histoire, surtout quand il neige ou qu'il gèle. Ca les affame, les pauvres petites bêtes. Pensez-donc à leur donner vos restes de pain sur la fenêtre ou à mettre des boules de graisse ou de graines sur votre terrasse. Mésanges, pinsons, rouges-gorges, ne tarderont pas à arriver. D'ailleurs, il parait qu'il y a un rouge-gorge par jardin. J'ai appris tous ces trucs dans un petit livre génial : Oiseaux de nos jardins, éd. Relié. Voilà l'occasion idéale d'apprendre avec votre marmaille à reconnaître tous ces volatiles.

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Le moutard me monte au nez (c'est un titre à la Charlie, désolée)

Plus j'en lis et plus j'aime la BD. Attention, je commence doucement, avec des petites histoires du quotidien, façon Bénabar. J'en suis pas encore aux mangas, loin s'en faut. En tout cas, des livres comme le Guide du Moutard de Jul vous donnent envie d'approfondir le genre.
Outre sa référence au célèbre best-seller pour globe-trotters, j'ai trouvé le titre plutôt mal choisi d'ailleurs. Parce que quand mon mari me l'a offert, je me suis dit : "C'est bizarre, j'suis pas enceinte !". Mais en fait, c'est pas du tout un guide sur la grossesse, c'est l'histoire hilarante de 9 mois dans la vie d'un couple qui va avoir un enfant... son 1er enfant, sur fond de campagne électorale. On retrouve là l'engagement politique de Jul, par ailleurs dessinateur à Charlie Hebdo.

Le changement de style (la paternité peut-être ?) lui sied plutôt bien. Cela donne des planches à se tordre de rire : l'interprétation du test de grossesse qui se finit chez le pharmacien ; la relecture d'un célébrissime "J'attends un enfant" de Laurence Pernoud datant de 1971 (Vous y croyez vous, qu'elle conseillait de bannir l'alcool sous toutes ses formes, à l'exception du vin ?) ou encore le choix du prénom. Jul développe à ce sujet une intéressante théorie de l'air du temps. "C'est une espèce de flux invisible dans lequel évoluent les prénoms, que l'on respire sans même s'en apercevoir". En bulle, ça donne un type qui se dit "Quand je suis né en 74, ma mère croyait que "Jérôme" était un prénom rare !". En passant, j'en profite pour faire un petit Bonjour à tous les Jérôme que je connais, tiens ! On s'en doutait, l'histoire se termine bien. Alors mes félicitations à l'heureux papa pour ce bijou qu'il a produit.

PS : sur le site de Glénat, sa maison d'édition, vous pourrez lire les 10 premières pages. Vous m'en direz des nouvelles !  

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Le cancre dit oui au prix Renaudot

De la cancrerie, je ne connais pas grand chose, si ce n'est ce poème de Maurice Carême (oups, pardon c'est de Jacques Prévert. Heureusement que mes lecteurs me rappellent à l'ordre !) appris en CE1 :

Le cancre,
Il dit non avec la tête
Il dit oui avec le coeur.
Il dit non au professeur
Il dit oui à ceux qu'il aime.
Il est debout,
on le questionne
et tous les problèmes sont posés.
Et soudain, le fou rire le prend et il efface tout.
Les chiffres et les lettres,
Les ? (trou de mémoire)
Et malgré les menaces du maître,
sous les huées des enfants prodiges,
avec des craies de toutes les couleurs,
sur le tableau noir du malheur,
il dessine le visage du bonheur.

Pennac lui, il y connaît un rayon sur le sujet. J'ai dû lire son livre Chagrin d'école pour le croire : Pennac était un cancre. Et de cet état de fait, devrais-je dire de cette fatalité, l'auteur de la saga Malaussène de mon adolescence, du si joli hommage à la lecture Comme un roman en fait un récit plein d'espoir pour toutes les mamans désemparées devant leurs rejetons égarés.

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Appelez moi Victoire...

J’ai toujours rêvé de m’appeler Victoire (comme Sophie Marceau dans la Boum. Oui, ça vient de là !). Je trouvais qu’Isabelle c’était banal. Déjà que j’étais blonde aux yeux bleus, sans histoire, et en plus, je me tapais le même prénom que la moitié de l’humanité. « Mais je veux pas être comme tout le monde » me disais ma petite voix intérieure (oui, celle qui m’a poussée un jour à me teindre les cheveux en orange carotte !). C’est simple, des Isabelle nées la même année que moi, il y en a 8 831 (alors que des Victoire… il n’y en a que 3 !!!).

C’est donc pas étonnant que dans ma classe il y ait toujours eu au moins une autre Isabelle. Même en CP. En plus, c’était la première de la classe et je la détestais. Elle avait un t-shirt Snoopy "Comment être modeste quand on est la meilleure" (non, je vous jure, c’est à pleurer. Et elle m’a piqué le 1er rôle dans la pièce de fin d’année en plus. Celui de la petite souris...pfffff. J’avais appris ses textes par cœur en espérant qu’elle tombe malade, mais non !)

Tout ça pour dire que c’est hyper stressant de choisir un prénom pour le bébé qu’on a dans son ventre. On sait pas la tête qu’il aura. On sait même pas si il sera sympa. Trop dur. Pour toutes ces raisons, il faut au moins se référer à des bouquins de 571 pages (comme le Maxi Prénoms marabout que j'aime beaucoup), histoire de trouver un chouette prénom, ni trop rare, ni trop courant, ni traumatisant pour le bébé (amené à devenir grand un jour, ne pas l’oublier non plus). Il faut aussi compter des heures de négociations avec le papa… qui souvent a le dernier mot… Et non… ma fille ne s’appelle pas Victoire !

Et vous, vous avez trouvé le prénom de vos enfants en un claquement de doigts ou vous avez attendu d’avoir une illumination en voyant votre bébé ?

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C'est d'actualité (enfin, ça l'était hier ! )

Mon billet d’humeur d’hier m’a fait loupé l’actu. Je me suis faite avoir comme une débutante. C’est la fatigue ça, il faut me pardonner. Donc, avec un jour de retard par rapport au calendrier national, je vais vous parler de la rentrée avec un livre que M. 3 ans, adore.

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Mon manuel anti-crise de nerfs

Bon d’accord, ce bouquin ne date pas d’hier (1970). D’accord, le titre a alimenté maintes polémiques (tout se jouerait même avant 3 ans maintenant…). Il n’empêche, j’offre ce livre à tous mes amis en passe de devenir parents.

Je l’ai acheté après qu’il m’a été conseillé par une copine dotée de trois marmots adorables et turbulents, chez qui tout sent bon la famille idéale (on a tous en soi un modèle de ce genre : ses parents, ceux d’un copain chez qui on squattait un peu trop ado et pourquoi pas, les Simpsons à la télé. L’essentiel étant d’avoir des repères !).

Pourquoi « Tout se joue avant 6 ans » me parle ? L’auteur s’appuie sur un postulat pas forcément évident : selon lui, l’enfant, si petit soit-il, est une personne à part entière qu’il faut traiter comme telle. Ce serait le fondement nécessaire pour qu’il devienne un adulte épanoui. Si vous êtes tiraillés entre une mère persuadée qu’un bébé doit être propre à 18 mois, une grand-mère pour qui prendre un nourrisson dans les bras en fera forcément un capricieux et des copines qui ont (forcément) fabriqué des petits génies (en plus, ils ont fait leurs nuits à 15 jours, patati-patata), ce livre est fait pour vous ! Organisé en chapitre (La première enfance, l’âge des premiers pas, la première adolescence…), il permet à quiconque de se faire sa propre ligne de conduite bien utile à tenir quand votre enfant fera une crise dans un supermarché ou la moue devant son assiette (je pourrais même rajouter : écrirait par terre et lécherait l’écran de sa console pour la nettoyer, j’ai eu le droit à tout aujourd’hui !).

Extrait :

« J’ai essayé de vous donner une idée générale de votre bébé dans sa 1re année. Qu’a-t-il appris ?

Si vous lui avez donné à manger chaque fois qu’il avait faim, il sait que le monde est un endroit où il fait bon vivre – un endroit ou l’appétit est rapidement satisfait.

Si vous l’avez câliné, il sait qu’on l’aime de la seule façon qui soit à sa portée : par le réconfort du contact physique.

Si vous avez répondu à ses larmes comme à un message urgent qu’il vous adresse, il sait que vous viendrez à son secours chaque fois qu’il en aura besoin.

S’il a connu l’amour chaleureux d’une maman (NB : le père n’existe pas encore… on est dans les 70es, souvenez vous !) qui a répondu à tous ses besoins fondamentaux, il a pu faire l’expérience des premiers contacts affectifs profonds avec un être humain. Et cela le préparera à avoir des rapports sociaux satisfaisants […] »


Et vous, est-ce que vous avez un livre de chevet, un fil directeur pour élever vos enfants, une famille modèle. Et surtout, est-ce que vous avez lu ce livre ?

 
Pense-bête

Tout se joue avant 6 ans

Dr Fitzhugh Dodson

Edition Marabout

Se trouve partout, au rayon Enfants, psychologie

Environ 6 euros au format poche

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