Jeudi 3 Avril 2008
Même Barbie n'a plus 20 ans...
Par isabelle monblogdemaman, Jeudi 3 Avril 2008 à 07:16 GMT+2 dans Psycho de comptoir

Le vintage, c'est la classe à Paris. Moi, dans ma grande banlieue, j'assure à ma façon : avec mes Barbies vintages au look assassin des années 80es. D'ailleurs, Barbie land, c'est le pays du grand n'importe quoi. Y'a qu'à voir, elle fait du camping-car en Ferrari. Mais y'avait pas d'hôtels 4 étoiles à l'époque ou quoi ? (et sinon Père-Noël, pourquoi tu ne me l'as pas offert celui là. Ca aurait été chouette avec sa calèche, j'aurais pu organiser un super mariage pour Barbie et Ken). Mais pas de diversion.
Le week-end dernier, en ressortant mes Barbies pour mon fils M. 3 ans et demi (oui, je sais, c'est plutôt pour les filles de 7 ans mais mon fils est fan de caravaning voyez-vous !), j'ai eu LA révélation qu'il me fallait en cette période de pré-anniversaire (dans un mois tout rond... tu notes chéri ?). Et oui, Barbie hé bien elle vieillit mal. Je vous jure. Ses cheveux, c'est de la filasse. Même que pour rendre les miens dans le même état, il faudrait ne pas les brosser pendant 15 jours et sa tête, elle a tendance à s'aplatir à la longue. Ca m'a fait du bien parce que je me souviens que je rêvais d'être Barbie. Et puis d'ailleurs, j'y pense, mon mari, il a un petit quelque chose de Ken. Ca vient de là Docteur ?
PS : je sais, j'ai un tout petit peu menti. Elles sont à ma belle-soeur chérie les Barbies en question.


Un peu plus et je devenais le sujet d'inombrables heures de discussions de mon fils M. 3 ans avec... son psy. Bah ouais. J'ai voulu faire un truc fendard, mais il n'a pas aimé du tout. Pas du tout. C'était tentant pourtant : 7 paires de chaussettes de 7 couleurs différentes (les packs "jours de la semaine" de chez H&M). Avouez que ça donne envie de les mélanger non ? De mettre lundi avec mercredi. Et puis il parait que c'est la mode à New-York. Mais les tendances world wild mon fils, il s'en fout.
A mesure que le 25 décembre approche, ma mauvaise conscience
s'accroît. C'est à cause du père-noël : mon fils l'adore. Je lui ai bien dit que
le traîneau lumineux sur la terrasse de nos voisins n'était pas celui du
père-noël. "Non chéri, il a bon goût le père-noël, il ne va pas
t'apporter des cadeaux kitschs," j'ai dit. Je l'ai prévenu aussi qu'il
ne risquait pas de rencontrer son idole au supermarché. Oui, je trouvais qu'il
regardait bizarrement tous les messieurs à la barbe blanche. Je lui ai même
assuré que tous les pères-noël qu'il voyait étaient des faux parce que le vrai,
il est en Laponie jusqu'à Noël et que si on l'aperçoit, on n'a plus de cadeaux.
Ceux qui ne le savent pas encore
le sauront : je suis super habile de mes petites mains. Dès la maternelle,
j’excellais dans l’art du découpage, de la pâte à sel et des colliers de pâtes… D’ailleurs, si j’étais
pas si impatiente, je serais artiste ! Mon secret, c’est ma gauchitude. Et
oui, mon cerveau à l’envers des autres (mais dans le même sens que celui de ma
plus vieille copine. C’est peut-être pour ça qu’on se comprend si bien ?).
Mon fils M. 3 ans, il adore
Ratatouille (le dessin-animé de Disney). C’est comme ça qu’il a découvert
Paris. Alors quand on est « monté à la capitale » ce week-end (un
trajet de 50 kilomètres quand même !), il était tout ébahi. C’était un
chouïa embêtant dans la mesure où il était deux heures du matin et que ses yeux
ressemblaient plus à des ballons de rugby qu’à ceux d’un petit garçon prêt à
accueillir le marchand de sable. 







